Abri à ventilation forcée permanente

 

 

1/ pourquoi un tel abri ?

 

Les deux inconvénients majeures d’un abri à ventilation naturelle sont :

 

 a/  Par vent faible ou nul, quelque soit le type de construction, l’abri absorbe toujours une petite partie du rayonnement solaire et donc chauffe plus que l’air.

Bien entendu, plus l’abri sera aéré plus cet échauffement sera faible, mais il y a une incompatibilité entre une bonne aération naturelle (coupelles espacées, peu de chicanes…) et la non pénétration du rayonnement à l’intérieur de l’abri (coupelles resserrées, nombreuses chicanes...).

 

b/  La nuit, et surtout au petit matin, par vent faible ou nul et par ciel dégagé, c’est l’abri lui-même qui rayonne et sa température peut être inférieure à celle de l’air (l’abri se couvre alors souvent de rosée, signe qu'il est plus froid que l'air s'il n'y a pas de brume).

La mesure de l’humidité est également faussée.

 

 

L’abri à ventilation solaire (dans lequel le ventilateur ne fonctionne qu’en présence de soleil) résout le premier problème (a), mais pas le deuxième (b).

Pire, avant le lever du soleil, si l’abri est couvert de rosée, au lever du soleil le ventilateur se mettra en marche et l’évaporation de la rosée risque d’abaisser artificiellement la température.

 

La meilleure solution est donc l’abri à ventilation forcée permanente.

 

 

2/ réalisation de l’abri

 

Il est constitué de coupelles en plastique de pot de fleur de couleur marron (c’est le plus opaque, il en existe des blanches mais beaucoup trop translucides).

Le plastique est très facile à travailler. Elles sont ensuite, bien entendu, peintes en blanc mat (plus faible absorption du rayonnement).

Les rebords ont été coupés car mon expérience à montré que même percés pour écouler la pluie, ils noircissaient rapidement.

 

Cet abri est inspiré de l’abri à ventilation permanente Davis 6163FR dont le schéma est ici :

http://www.davis-meteo.com/images/Ventilation_active_shemas.jpg

ainsi que quelques photos ici : http://meteo.besse83.free.fr/imfix/vtgventile/

 

Mais avec la grosse différence que sur mon abri, la légère canalisation de l'air (cylindre sur une partie de la hauteur seulement et ventilé naturellement à l'extérieur) n'empêche nullement la libre ventilation naturelle en cas d'arrêt du ventilateur (voir schéma ci-dessous).

 

Remarque:

Attention, chez Davis il y a aussi un abri à ventilateur diurne (solaire), le schéma de l’abri n’est pas le même: celui-ci reste un bon abri (à ventilation naturelle), même en cas de panne du ventilateur, ce qui n'est pas le cas de l'abri Davis à ventilation permanente 6163FR dont le ventilateur ne doit absolument pas tomber en panne !

 

 

Le ventilateur a été choisi silencieux (20 dB). Le débit donné par la fiche technique est de 43.1 m3/h. (= 2.7 m/s pour Ø = 7.5 cm)

Il est alimenté par câbles sous 13.8volts – 62 mA (0.85 watts).

(voir :  http://www.selectronic.fr/ventilateur-ambre-12vdc-silencieux-80x80x25mm.html). Lien obsolète; Sélectronic n'existe plus depuis mars 2017 ).

 

Voir ci-dessous: " Il a été remplacé le 5 avril 2017…"

 

 

Attention :

suivant votre navigateur, les 6 images ci-dessous peuvent être un peu longues à télécharger. Patientez svp.

 

 

     

 

 

              

 

 

 

3/ Résultats des essais après plusieurs années (ventilation installée le 10 août 2010)

 

Le débit du ventilateur est suffisant pour que je n’ai plus jamais constaté de rosée sur l’abri (alors que ça arrive très souvent sans ventilateur).

Mais si j’arrête la ventilation par conditions de rosée la différence de température mesurée est inférieure à 0.1°C

 

 

J’ai fait l’essai avec et sans ventilation lors d’une journée très bien ensoleillée et avec vent très faible :

sur l’enregistrement ci-dessous le ventilateur est arrêté entre 9h05 et 9h30 (entre les deux traits bleus) ;

la « surchauffe » mesurée sans ventilation est de l’ordre de 0.4°C.

(le 30 mai à 9h15, chez moi le soleil est à 30° au dessus de l’horizon).

 

Mais il est fort possible que cet écart de température ait continué à progresser ensuite, surtout si le vent n'était pas arrivé.

Il est très difficile de faire des comparaisons (avec et sans ventilation) avec une température toujours variable et non reproductible

 

Il faudrait pouvoir comparer avec un deuxième abri identique.

 

 

Je pense quand même que pour la température, la ventilation n'apporte pas grand chose, sauf conditions particulières.

 

A mon avis il vaut mieux soigner la ventilation naturelle et se passer d’un ventilateur, mais cela va dépendre du lieu (fort rayonnement avec vent très faible par exemple)

 

L'intérêt de la ventilation est peut-être la meilleure mesure de l'humidité.

 

 

Remarques sur la fiabilité :

 

En deux ans j’ai eu deux fois la même panne sur le ventilateur :

il s’agit d’une rupture du contact due à l’oxydation de la soudure au niveau de l’arrivée des fils électriques sur le petit circuit imprimé au centre du ventilateur. C’est réparable, mais il faut rogner un peu le plastique (sous l’étiquette) pour accéder à ces soudures.

 

D’autre part je constate une accumulation assez importante de poussière à l’intérieur de l’abri (non constatée sans ventilation).

(j’envisage de mettre un filtre léger)

Il faut nettoyer au moins une fois par an (dépend bien entendu du lieu).

De toutes façons je nettoie et repeins mon abri une fois par an.

(un problème non résolu: le craquèlement assez rapide de la peinture)

 

Ventilateur en panne et démonté de l'abri le 17 février 2017

C'est le petit circuit imprimé au centre du ventilateur qui est complètement oxydé (sur le prochain je mettrai une bonne couche de vernis).

 

Il aura donc fonctionné 6 ans et demi (avec deux interventions).

 

A noter que les deux roulements à billes fonctionnaient parfaitement (sans jeu, sans point dur)

 

 

Il a été remplacé le 5 avril 2017 par le ventilateur suivant:

http://www.conrad.fr/ce/fr/product/189136/Ventilateur-axial-12-VDC-57-mh-L-x-l-x-h-80-x-80-x-25-mm-Conrad-Com?ref=list

 

Il est alimenté en 6 volts - 74 mA (0.45 watts).

Une alimentation variable permet de faire des essais à différents débits d'air (max. 12 volts  ≈ 57 m3/h)

 

Compte tenu du faible gain (non prouvé formellement), de la fiabilité relative, du très léger bruit, etc. , à ce jour il n'est plus en marche permanente, mais seulement pour des essais ponctuels.

Sa mise en marche et son réglage de vitesse sont faisables à distance.

 

 

http://icare.cinq.free.fr/meteo/

Dernière mise à jour de ce document : 13 janvier 2021